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normandy victory museum

 

Inauguration dans l’Espace Historique de la bataille de Normandie

Le Normandy Victory Museum est un nouveau centre historique consacré aux évènements de l’été 1944 dans le bocage manchois. Il est situé sur la commune de Catz, près de Carentan-les-Marais, dans le département de la Manche. Le NVM est édifié sur le site de l’aérodrome A-10, construit en juin 1944 par les Américains, pour permettre à leurs chasseurs-bombardiers d’appuyer la progression de leurs forces terrestres. Complémentaire de l’offre touristique sur la bataille de Normandie, le Normandy Victory Museum a ouvert ses portes en mai 2017. La cérémonie d’inauguration a eu lieu le 1er juin.

Les créateurs
Le NMV a été fondé en 2016 sous l’impulsion de Christophe Beaussire, propriétaire de l’ancien terrain d’aviation américain A-10 sur lequel le musée est implanté, collectionneur de véhicules civils et militaires de la première moitié du XXe siècle ; son souhait est de valoriser le potentiel historique du site et de rendre hommage aux forces alliées et aux populations normandes qui ont connu les combats de l’été 1944. Le projet est né de sa rencontre avec deux autres passionnés qui ont mis leurs collections à sa disposition.

Les collections
Les parcours de visite sont organisés en 17 saynètes chronologiques ; elles offrent aux visiteurs une véritable expérience interactive au cœur de la campagne normande. Composées d’une quinzaine de véhicules d’époque, d’une centaine de mannequins en uniforme et de plusieurs milliers d’objets authentiques, les collections présentées sont valorisées par une mise en scène immersive retraçant l’enfer des combats, dont le Cotentin et l’Avranchin furent le théâtre. Après une évocation de l’Occupation, de la Résistance et de l’édification du Mur de l’Atlantique, le visiteur découvre les différentes phases des combats : les dioramas hyperréalistes font revivre le Jour-J, mais aussi et surtout la « guerre des haies », l’opération Cobra et la contre-attaque de Mortain, volets méconnus de la bataille de Normandie. Un film constitué d’images d’archives, projeté dans une salle de cinéma, retrace les étapes successives de la libération de la Manche. Le NVM entend également mettre l’accent sur le rôle joué par les femmes pendant le conflit, en particulier au sein des différents corps auxiliaires de l’armée américaine. Enfin, la fin du conflit en Normandie et en Europe est évoquée au travers du retour des prisonniers de guerre et des déportés, des fêtes de la Victoire et des débuts de la Reconstruction (textes : site web NVM).
Le Normandy Victory Museum

Ne pas oublier les sacrifices et les souffrances

« Il y avait des blessures horribles, de toutes sortes et de toutes gravités. Des crânes ouverts où, os, cervelle et tissus formaient une bouillie, des visages horriblement mutilés aux mâchoires brisées, avec des yeux suppliant qu’on soulage leur douleur, des poitrines percées par les éclats, le sang giclant par saccades, des bras en charpie pendant au corps par un muscle, attendant le coup de scalpel de l’amputation, des abdomens ouverts, d’où s’échappaient les intestins, promesse d’une mort assurée, des postérieurs sanglants, avec des lésions de la colonne vertébrale entraînant des paralysies. Et les blessures aux jambes ! Les os des cuisses en morceaux, les rotules des genoux broyées, des pieds sectionnés, le rouge écarlate, les débris de chair et le sang inondant les brancards ». Souvenirs de Jim Wisewell, infirmier au 223rd Field Ambulance, sur les premières heures de l’offensive Charnwood, le 8 juillet 1944. (traduction de l’auteur. Extrait de « Monty’s Iron Sides » de Patrick Delaforce, Sutton Publishing 1995).

L’Espace historique de la Bataille de Normandie

La terre a depuis longtemps englouti toutes les traces de ces terribles combats. Aujourd’hui, il suffit de prendre son bâton de pèlerin pour découvrir cette mémoire vivante : outre la quarantaine de musées et mémoriaux, ainsi que les 28 cimetières militaires, plusieurs centaines de monuments, plaques et stèles parsèment villes et bourgs, bordent routes et chemins de campagne. Ils nous racontent une histoire, celles des soldats qui combattirent et tombèrent pour libérer cette terre normande. Car plus de 97 000 combattants reposent dans les cimetières de Basse Normandie : soldats américains, britanniques, canadiens, français, polonais… et allemands. Les zones côtières sont encore ponctuées d’édifices de béton, vestiges du Mur de l’Atlantique. Les quatre années d’occupation, de 1940 à 1944, et plus encore les deux mois et demi de combats pendant la Bataille de Normandie, ont laissé pour longtemps leur empreinte dans l’âme de la région. Parmi les acteurs majeurs de la pérennisation du souvenir des évènements du Débarquement et de la bataille de Normandie, il faut citer l’association Normandie Mémoire. Créée en 2002, à l’initiative du conseil régional de Basse-Normandie, sa première mission fut l’organisation, en 2004, du 60e anniversaire du Débarquement. L’association a mis en place 8 itinéraires sur les trois départements de Basse-Normandie qui vous font parcourir, sur le terrain, les principales phases de la bataille. «Réduite dans ses missions, l’association est à présent en sommeil.»

Philippe Corvé Webmaster de www.normandie44lamemoire.com Pour tout renseignement sur le site, posez votre question via la page contact.