Accueil

Love, Honor and CherishAlors que le plus grand conflit de l’histoire de l’Humanité faisait rage, Opale et Nicholas s’éprirent l’un de l’autre. Nicky suivit des entrainements à Fort Benning et Fort Bragg, puis fut cantonné « quelque part en Angleterre », il combattit en Normandie le Jour-J dans les rangs du 502nd PIR de la 101st US Airborne Division, puis lors de l’Opération Market Garden. Pendant tout ce temps Opale et Nicholas entretinrent une correspondance active, échangeant sur leur amour, leur foi, leurs espoirs… Quand leur fille lut ces lettres, bien plus tard, elle découvrit un homme et une femme qu’elle ne connaissaient pas. C’était l’histoire d’un homme qui avait eu faim, froid, et manqué de sommeil, un homme qui avait été prêt à mourir pour sa famille, ses amis et sa patrie. C’était l’histoire d’une femme qui avait voué son amour à un homme qui avait lui-même tout sacrifié.

Ces lettres choisies sont tirées de l’ouvrage Love, Honor and Cherish, de Sandra Bonilla Thompson, Airborne Books Savannah Georgia. Tous les droits de l’auteur des textes et des photographies sont réservés. Toute reproduction ou utilisation des œuvres, autre que privée ou à fin de consultation individuelle sont interdites, sauf autorisation. Photos : Sandra Bonilla, National Archives USA

Lire les lettres

Ne pas oublier les sacrifices et les souffrances

« Il y avait des blessures horribles, de toutes sortes et de toutes gravités. Des crânes ouverts où, os, cervelle et tissus formaient une bouillie, des visages horriblement mutilés aux mâchoires brisées, avec des yeux suppliant qu’on soulage leur douleur, des poitrines percées par les éclats, le sang giclant par saccades, des bras en charpie pendant au corps par un muscle, attendant le coup de scalpel de l’amputation, des abdomens ouverts, d’où s’échappaient les intestins, promesse d’une mort assurée, des postérieurs sanglants, avec des lésions de la colonne vertébrale entraînant des paralysies. Et les blessures aux jambes ! Les os des cuisses en morceaux, les rotules des genoux broyées, des pieds sectionnés, le rouge écarlate, les débris de chair et le sang inondant les brancards ». Souvenirs de Jim Wisewell, infirmier au 223rd Field Ambulance, sur les premières heures de l’offensive Charnwood, le 8 juillet 1944. (traduction de l’auteur. Extrait de « Monty’s Iron Sides » de Patrick Delaforce, Sutton Publishing 1995).

L’Espace historique de la Bataille de Normandie

La terre a depuis longtemps englouti toutes les traces de ces terribles combats. Aujourd’hui, il suffit de prendre son bâton de pèlerin pour découvrir cette mémoire vivante : outre la quarantaine de musées et mémoriaux, ainsi que les 28 cimetières militaires, plusieurs centaines de monuments, plaques et stèles parsèment villes et bourgs, bordent routes et chemins de campagne. Ils nous racontent une histoire, celles des soldats qui combattirent et tombèrent pour libérer cette terre normande. Car plus de 97 000 combattants reposent dans les cimetières de Basse Normandie : soldats américains, britanniques, canadiens, français, polonais… et allemands. Les zones côtières sont encore ponctuées d’édifices de béton, vestiges du Mur de l’Atlantique. Les quatre années d’occupation, de 1940 à 1944, et plus encore les deux mois et demi de combats pendant la Bataille de Normandie, ont laissé pour longtemps leur empreinte dans l’âme de la région. Parmi les acteurs majeurs de la pérennisation du souvenir des évènements du Débarquement et de la bataille de Normandie, il faut citer l’association Normandie Mémoire. Créée en 2002, à l’initiative du conseil régional de Basse-Normandie, sa première mission fut l’organisation, en 2004, du 60e anniversaire du Débarquement. L’association a mis en place 8 itinéraires sur les trois départements de Basse-Normandie qui vous font parcourir, sur le terrain, les principales phases de la bataille. «Réduite dans ses missions, l’association est à présent en sommeil. En partenariat avec le Comité Régional du Tourisme de Normandie, il a été convenu que le site internet serait désormais géré par le CRT. L’association conserve toutefois la responsabilité de la partie historique.»

Philippe Corvé Webmaster de www.normandie44lamemoire.com Pour tout renseignement sur le site, posez votre question via la page contact.